HISTOIRES DE MES AMI(E)S BIZERTIN(E)S


De Guy SHELLY


Les instituteurs de l'école Blanc de mon temps:
           11eme:  Mr. Bonafos
           10 eme:  Mme Federici
           9 eme:   Mme Blanc
           8 eme:   Mme Berger et sa remplaçante Mme Leonetti (sa fille Geneviève est sur la photo de classe)
           7 eme:   Mr. Pascaud et sa remplaçante Mr. Federici

Puis en secondaire à Stephen Pichon:
           Maths:   Mr Solal
           Français:  Mr……………….
           Anglais:  Mme Gaillard et Mlle Barone
           Sciences Naturelles:   Mlle Combes
           Histoire et Géographie:  Mr Bivona
           Musique:   Mme Fhiolle
           Education Physique:     Mr Pacot et Mr Laurent
           Latin:     Mme Roux
           Proviseur:     Mr Laborde
           Surveillant General:     Mr Clément

Bravo et merci Guy. Quelle mémoire sur nos professeurs.


DU TEMPS Où J ' ETAIS EN SEPTIEME


           C’était la première fois que deux filles étaient admises dans notre école de garçons et en plus dans ma classe.
           Un jour Monsieur PASCAUD invita l’une d’elle à passer au tableau pour réciter sa leçon.
            " Je m'excuse monsieur, mais je suis indisposée" et elle resta à sa place.
           Ce fut moi, Guy, SHELLY qui fut interrogé, le seul qui n’avait sans doute pas fait ses devoirs et appris sa leçon.
           Sans aucune gène et de ma chaise je répondis.
           " Monsieur je suis aussi indisposé". L'instituteur se pouffa de rire mais il fut le seul à savoir pourquoi.


LES JEUX DE NOTRE ENFANCE

LES NOYAUX

           C’était les jeux de l’été, de nos grandes vacances. Il s’agissait pour nous, de récupérer les noyaux d’abricots, qu’il ne fallait pas confondre Dieu nous garde, avec ceux de nèfles ou de pèches.

La fille indienne.
           Chaque participant devait investir et miser une certaine quantité de noyaux.
           Le tout était de bien viser et de lancer notre noyau plombé appelé « le pouce » en essayant de toucher le début de cette file car on gagnait ceux qui étaient derrière.

La tête de mort
           On disposait chaque noyau ou castelles de façon à reproduire les yeux, le nez et la bouche.




           On lançait « le pouce » et les noyaux touchés étaient gagnés.
           (Quand je pense qu’on ramassait les noyaux crachés par terre au marché ou dans les poubelles)

LES JEUX DE BILLES




Le bis :




           Il se jouait à plusieurs.
           On dessinait un rond de 20 cm (le bis) à 5 mètres d’une ligne d’où chaque joueur devait lancer sa bille pour se rapprocher le plus possible du rond pour pouvoir jouer le premier. Il fallait ensuite la mettre dans ce cercle « Prendre le Bis » avancer de 4 doigts et annoncer tirer sur celles d’un adversaire choisi.
           Pour pouvoir passer aux billes d’un autre joueur, il fallait regagner « le bis ».
           Ce jeu se pratiquait sur la terre battue il nous avions le droit de poser celle de l'adversaire sur un petit tas de terre appelé «Montarox» ou de prendre appui sur notre autre main posée sur le bout de nos doigts.

Le tour de France :
           On dessinait un parcours d’environ 30 mètres de long sur 8 cm de large, avec ses lignes droites, mais aussi en forme de serpent.
           Chaque joueur avait le droit à 3 tirs mais ne devait pas sortir du circuit. Si par malheur cela lui arrivait, il repartait de la ligne de départ.
           Bien sur, le premier qui franchissait la ligne d’arrivée gagnait les billes des autres joueurs.

AUTRES JEUX


Le Quinet (Tirrot)
           Il se disputait entre deux équipes composées de 2 à 3 joueurs.
           Commençons par la présentation des accessoires.
           Il fallait 2 pierres,(facile, il y en avait de partout) dérober et condamner le manche à balai de notre mère (plus difficile) pour le couper en deux morceaux, l’un de 50 centimètres pour faire la « Masse » et l’autre d’environ 15 centimètres taillé en pointe à ses extrémités, le « Quinet » suivant le plan ci-joint.




           A tour de rôle, les membres de la première équipe frappait le « Quinet » avec la « Masse » que ses adversaires tentaient d’attraper avant qu’il ne touche le sol (un peu comme au Base Ball)
En cas de réception, le tireur était éliminé (Cela arrivait souvent).
           De cet endroit, et à la main, il fallait faire tomber la masse avec le Quinet ou être à moins d’une longueur de « masse » des pierres.
           S’il n’était pas éliminé, le tireur devait faire sauter le Quinet en le frappant à l’une de ses extrémités et l’envoyer le plus loin possible, en trois essais et sans qu’il soit intercepté au vol. Les points étant comptés d’après les longueurs de masses entre le point de chute et les pierres. Ils étaient doublés et même triplé si le joueur parvenait à faire rebondir le Quinet sur la masse.
           C’était bien sur un jeu très dangereux pour les vitres mais surtout pour nos têtes.

Le bouche trou
           Il ne fallait qu’une balle de tennis, beaucoup d’espace et quelques joueurs courageux.
           Dans la terre, on creusait autant de trou, à peine plus large que la balle, que de participant et une ligne à 5 mètres de là.
           A chaque lancement, et à tour de rôle, il fallait mettre cette balle dans le trou d’un adversaire. Celui-ci devait la récupérer le plus rapidement possible la lancer sur les participants qui détalaient à tout les vents.
           Celui qui était touché marquait un point et une petite pierre était placée dans son trou.
           Au bout de 5 cailloux, le malheureux recevait son gage. Il devait se plaquer face contre la façade d’un immeuble, cacher sa figure avec un bras car les autres tiraient la balle de toute leur force pour lui faire le plus mal possible sur sa main plaquée contre le mur.
           Un peu sadique sur les bords, non ?

Les bouchons
           On collectionnait les capsules des bouteilles de 25 cl en verre (Coca-Cola, Cruche, Boga, Carlsberg, Kronenbourg, les Stella ne comptaient pas).
           Le jeu consistait à se rapprocher de celui de son adversaire en le lançant habillement contre un mur.
           S’il y avait moins d’une « palme », le bouchon était gagné.
           Nous les cherchions et récupérions à la sortie des cafés comme Le Lido, Le café Riche, Le Champigneul, etc.

D’autres collections ?
           Il y avait les paquets de cigarettes vides : Boussetta, Surfine, Troupe, Bastos, etc.

La Toupie



            Elles étaient en bois et la vraie s’appelait Zarbout en Arabe.
           En partant de la pointe en fer, on enroulait une ficelle et par un geste précis de la main on la lançait pour la planter et casser celle de son adversaire ou la faire tourner sur le sol uni et dur.
           En décrivant tous ces jeux, il est facile de constater qu’ils ne nécessitaient aucune dépense de la part de nos parents.
           Quand je pense aux jeux actuels de nos enfants et à leur façon de s’amuser, je me dis que nous étions sans aucun doute les plus heureux de la terre.
           Tout cela met en valeur la nostalgie que j’éprouve envers ma ville de Bizerte, merveilleuse tant par sa beauté que par la simplicité de ses habitants, et comme preuves, c’est en 2008, soit 48 ans après, que j’écris ces souvenirs.


Maintenant, si vous le permettrez, je vais laissez ma soeur Michele vous faire part de ses souvenirs de filles.


RETOUR PRECEDENTE                                                                       SUIVANTE ...                       
           


RETOUR SOUS MENU SUJETS INTERESSANT TOUS CEUX DU LAC
DE BIZERTE ET AUTRES REGIONS DE TUNISIE


RETOUR AU MENU GENERAL

       

Recherche personnalisée




Depuis sa création fin 2001 internautes (IP) ont visité le site
Un internaute par son IP est enregistré qu'une seule fois par jour
même si il visite le site plusieurs fois dans cette journée
Pour que le nombre soit exact il doit figurer sur toutes les pages du site